Samedi, Mai 18, 2024
   
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2023, Annus Horribilis.

 

2023, une année de merdes successives...

Le 5 janvier, à la cathédrale de Senlis avait lieu la cérémonie d'enterrement de ma jeune soeur au terme d'un long combat contre un myélome qui, en dépit d'une autogreffe réalisée au cous de l'été précédent, s'est soudainement, et contre toute logique, remis à flamber et à devenir incontrôlable à peine quatre mois plus tard. Les derniers derniers jours furent épouvantables, sous morphine, pour la voir s'éteindre le jeudi 5 janvier. Notre frère nous ayant quitté un an, jour pour jour, auparavant, je demeure l'unique survivant de notre fratrie.

Ma Libanaise de cousine, dont je suis, ou étais, très proche est partie passer l'été à Beyrouth et, depuis lors je n'en ai plus de nouvelles avec tous les motifs d'inquiétude que l'on peut imaginer au regard de la situation locale.

Ma fille, unique, s'est unilatéralement et brutalement brouillée avec moi au motif que j'avais tenté de faire comprendre à son ex-époux qu'il serait sans doute bon de cesser d'exercer un chantage affectif sur leur fils, un fils qui se trouve, accessoirement, être mon petit-fils et, pour finir, mon médecin traitant et, surtout, ami depuis 40 ans succombe à un cancer généralisé le 8 décembre après cinq semaines d'hospitalisation à Bichat.

Un médecin, plus souvent "traité" que traitant, qui râlait parce que je me soignais tout seul mais auquel j'avais confié tant mon père que ma compagne, un médecin qui, après une si longue amitié était surtout devenu un authentique membre de la famille.

Je garderai longtemps le souvenir de nos dîners quelque peu arrosés, des plaisanteries de potaches ou d'une verdeur tout à fait digne de la "salle de garde", de nos désaccords médicaux, désaccords de principe, qui, quelques heures plus tard à peine, me valaient un coup de fil dont la teneur était bien souvent "c'est de la médecine de comptoir, mais t'as p’t-être raison, on va essayer" et on testait. J'ai enseigné l'homéopathie durant plusieurs années et, lui, en était un opposant farouche jusqu'à une soirée mémorable où notre hôte, ayant forcé sur la bouteille et les mélanges, en tenait, comme on le dit familièrement, "une bonne"...

Muni, par avance, d'un petit tube dose d'une souche dont, pour le moment, je tais le nom et la dilution, au terme du repas, je lui ai demandé de laisser fondre, sous la langue, ce que les autorités médicales et ministérielles considèrent comme un vulgaire placebo.  Moins de deux minutes plus tard, il avait dessoulé, se sentant clair et dispo, à la grande surprise, voire même stupéfaction, du toubib. Ebranlé au point de lui demander, le lendemain matin, ce qu'il avait ressenti puis, ceci fait, me laissant un message téléphonique que je conserve précieusement dans lequel il admettait un résultat "qui valait le coup de faire d'autres essais"...

Malheureusement, il entrait à l'hopital quelques semaines plus tard.

En 2023, j'ai également pris ma retraite afin de suivre ma compagne qui souhaitait quitter Paris, mais à 73 ans et après 47 années d'un exercice médical qui constitue bien plus une vocation qu'un métier, et que j'ai adoré, je ne peux me résoudre à tirer le rideau sur une telle expérience sans en faire profiter d'autres qui le souhaiteraient.

Je vais donc avoir du temps à consacrer à mes passions, et elles sont multiples, à commencer par poursuivre mes recherches, prometteuses jusque là, concernant cette pauvre homéopathie à seule fin de lui redonner les lettres de noblesse qu'elle mérite, et m'investir plus qu'aujourd'hui dans la photographie et, surtout, les techniques qui gravitent autour d'elle et permettent de ne pas se contenter d'appuyer sur le bouton.

Par égard, hommage, amitié et en souvenir de mon ami, le Dr Jean-Bernard Lledo, je remettrai en ligne le site médical auquel nous avions consacré bien des heures, des soirées et des échanges téléphoniques entre 2007 et 2009. Un lien sera créé depuis Hexagoneries.info.

 

Enfin un formulaire de contact...

 

Ce site continue d'avoir du succès et je vous en remercie tous. Comme certains ont pu le constater il n'y avait pas de "Contact" ce qui est, pourtant, une obligation. Rançon de la gloire, à chacune de mes tentatives je me suis vu inondé de spams, de propositions allèchantes de fort jolies jeunes femmes seules d'europe de l'est ou, encore, de textes à l'image de ces déclinaisons de "Ut velit mauris, egestas sed, gravida nec, ornare ut, mi. Aenean ut orci vel massa suscipit pulvinar...", bien connus mais, somme toute, bien peu utiles sauf à me faire perdre du temps. C'est rectifié, vous trouverez cette option au sein du menu de bas de page et, de plus, cela me permet d'être en règle vis à vis de la RGPD.

   

2024, saut dans l'inconnu...

...un inconnu capable du pire.

Noel et nouvel an
Avec l'aimable autorisation de l'auteur

Avant tout, je tiens à remercier les fort nombreux lecteurs qui me sont restés fidèles, en dépit d'une longue interruption dans mes publications.

En effet, depuis mon agression, en juillet 2020, et, surtout, les suites juridiques qui lui furent données, c'est à dire rien, strictement rien, tout en ayant la très désagréable sensation d'être un infréquentable citoyen osant être mécontent d'avoir dû vendre chèrement sa peau face à trois "chances pour la France". Je me suis donc retrouvé, au tribunal, face à une Magistrate qui, malgré un jeu de radios attestant d'une fracture tassement vertébrale, a tenté de m'expliquer qu'il ne s'agissait en aucun cas de cela.

Comme quoi, notre Magistrature possèderait plus d'une corde à son arc et des compétences qui s'étendraient jusqu'à la médecine mais, hélas pour elle, je suis Praticien et je lui ai offert, cadeau de la maison, un cours d'orthopédie en détaillant les nombreux types de fractures, depuis celle en bois vert jusqu'à la célèbre comminutive, en passant par la fracture en "carreau de faïence", celle qualifiée de déplacée, ou non, ni la mienne où une de mes vertèbres a, tout de même, perdu 50% de sa hauteur !

Glissons, pudiquement, sur le fait qu'il m'a tout d'abord été vertement reproché de détenir une vidéo de cette attaque métropolitaine, insinuant, avec un courroux palpable, que j'aurais pu la récupérer ( irrégulièrement s'entend ) auprès des forces de l'ordre, alors qu'elle m'avait été transmise par une voyageuse et que, si la police la détenait, c'était pour la simple raison que je l'avais partagée avec elle...

Bref, à l'image de ce que depuis cette date et qu'évoquent sans cesse les réseaux sociaux et, parfois, les médias mainstream, si vous vous faites agresser, ne portez surtout pas plainte de peur d'être taxer de raciste, de contribuer par xénophobie à perturber des statistiques aussi flatteuses et rassurantes que biaisées, ne comptez guère plus sur la Justice puisqu'il sera hautement probable que l'on tentera de vous démontrer qu'il ne s'agit que d'une illusion de violence, d'une blessure imaginaire voire, même, d'une simple sensation de viol...

J'ai un certain âge et, jamais, je n'ai vu un tel gouvernement, une telle déliquescence des institutions, un tel manque de respect de celles-ci, une telle inversion des valeurs, un tel mépris du peuple et de ses opinions, une telle inconstance dans des décisions prises à l'aune d'un "en même temps" qui confine, sans cesse, au concept de "dote et antidote", une telle paupérisation d'une bonne partie de nos compatriotes, une telle insécurité et une telle violence du quotidien que le règne de la pensée unique s'évertue à glisser sous le tapis, tout en nous interdisant d'avoir outrecuidance d'évoquer ce que nous voyons et subissons.

Depuis des années, la gauche, dans ses diverses déclinaisons, et ses élus, en leurs grades et qualités, réfutent, par un clientélisme électoral revendiqué, l'impact d'une immigration incontrôlée et ses conséquences "pour ne pas faire monter le Front National" avec pour résultat pervers de lui assurer un boulevard électoral pour les scrutins à venir.

A la longue, il leur devient de fait particulièrement difficile de cacher au peuple ce que celui-ci vit au quotidien, de lui répéter, tel un mantra, qu'il ne s'agirait que d'une impression, et de continuer à nier ces "faits divers" à force d'en devenir une triste litanie, tout en dénonçant par avance la récupération politique que pourra en faire, tour à tour et successivement, la droite, l'extrême droite puis, depuis peu, une "ultra droite", inventée et fantasmée de toute pièce, pour faire bonne figure.

Je reconnais qu'il m'est infiniment plus agréable de croiser, à 23 heures, sur le trottoir, trois hommes en "costume-cravate-attaché-case" que trois gamins, ou prétendus tels, qui, eux, déambulent en "survet-noir-capuche-baskets"... Que l'on me jette la première pierre si le simple fait d'être simplement prudent signe l'adhésion à un quelconque parti qualifié d'extrême droite ou, pour prendre un autre exemple, je mets au défi un quelconque de nos nombreux chantres de l'immigration de laisser sa fille de 15 ans prendre, en soirée et surtout seule, la ligne B du RER, branche nord... Chiche, camarade ?

J'ai mis à profit ces nombreux mois pour prendre un peu de recul et observer l'état de notre beau pays. Conflits sociaux "larvés" qu'une simple étincelle pourrait [pourra] généraliser, une baisse de l'inflation revendiquée qui, telle la ligne de l'horizon, n'est jamais atteinte, des médias tentant de concurrencer Messmer et ses numéros d'hypnose collective, un "pognon de dingue" dont on arrose la terre entière mais dont on prive l'Autochtone Hexagonal, des secteurs régaliens ( justice, hôpital, santé, armée, éducation ) qui seront bientôt contraints de faire la manche pour boucler leurs fins de mois, une AME qui représente environ mille ( 1000 ! ) scanners à comptage photonique pour lesquels il s'avère nécessaire de recourir à nos dons faute, pour l'AP-HP, d'avoir de quoi en acquérir un seul, une Europe qui, d'élargissement en élargissement, va atteindre sa "masse critique" et exploser en plein vol, des prélèvements sociaux et fiscaux qui nous assureraient la Médaille d'Or, toutes catégories, si cette discipline Olympique existait...

Laissons pudiquement de côté les scories d'une gestion COVID calamiteuse, celle de incommensurable sottise de la fermeture des centrales nucléaires, centrales qu'il faut aujourd'hui ré-ouvrir en catastrophe et dont il est de plus impératif d'augmenter le parc après en avoir tué la filière, et ce dans le seul but de grappiller quelques voix d'écolos qui, eux, se sont empressés de claquer la porte une fois le crime commis, un État qui décide de tout pour nous, au nom de notre intérêt, bien sûr, mais qu'on le veuille ou non à l'image de cette proposition saugrenue, de novembre 2022, limitant à quatre vols avion par vie (!!) et reprise gaillardement par ceux qui boufferaient leur quota en quelques semaines à peine...

Dans la droite ligne de cette légiférite aigüe, un jour ou l'autre, il sera promulgué une loi par laquelle les rapports sexuels seront autorisés du vendredi soir, 21h, au dimanche, même horaire, mais, comme la France est un pays de liberté, les autres jours ou horaires seront, bien évidemment, envisageables mais taxés via une déclaration CERFA à produire mensuellement, ceci procurant l'avantage corollaire de créer des emplois d'agents assermentés pouvant procéder à des contrôles inopinés.

   

Un petit pas pour les baigneuses...

...un grand pas pour l'islam politique.

burkini
Avec l'aimable autorisation de l'auteur

En effet, depuis quelques jours, le burkini est autorisé au sein de la piscine de Grenoble. Je note que j'aurais dû éviter le mot "sein" et préférer la locution "à l'intérieur", mais c'est trop tard !

Une décision qui ne va pas manquer d'occuper les diverses associations militantes, favorables ou opposées, les médias, le Conseil d'Etat, quelques avocats et juristes en quête de publicité et tant d'autres qui ressentiront l'envie d'exposer leurs positions mais qui, tous, argumenteront sur le concept de "liberté".

Les uns l'estimant, par définition, "sans limite", tandis que quelques autres tenteront de rappeler qu'elle s'arrête à celle des autres avec un argumentaire qui les feront aussitôt clouer au pilori de l'islamophobie, du racisme, de la xénophobie et, bien sûr, du fascisme et d'une évidente Zemmourisation des esprits.

Des échanges de points de vues qui, je n'en doute pas une seule seconde, seront tout sauf sereins, respectueux, constructifs et bien plus proches d'une dissertation sur le sexe des anges qu'un rappel au fondamental que constitue l'aspect purement sanitaire du problème et qui, sous cet angle, devrait, avec un minimum de bonne foi, emporter l'adhésion de tous.

Je me suis, un jour, vu refuser l'entrée de la piscine de Trouville au prétexte que mon maillot n'était autre qu'un "boxer short", et parfaitement propre, je vous l'assure, néanmoins, je n'ai pas pu entrer.

Inutile de préciser que je n'ai pas fait d'esclandre, que je n'ai rien cassé et que l'A.D.B.S. ( la célèbre "Association de Défense des Baigneurs en Short" ndlr ) n'est pas venue m'épauler ni me prêter main forte. Que voulez-vous, à plus de 70 ans, on ne se refait pas, c'est interdit et, somme toute, les raisons invoquées me paraissent bonnes, alors j'en ai pris tout à la fois acte et mon parti.

Face à ce qui consiste, d'une manière ou d'une autre, à afficher "ostensiblement" son appartenance à une religion ou, pour le moins, à en respecter les préceptes, je me demande si je ne vais pas proposer à un de mes amis, curé de son état, d'en référer au Diocèse, avant un Concile, afin d'obtenir le droit, voire même le devoir, d'aller à la piscine et de s'y baigner en "SoutAqua ®", c'est à dire en soutane de baignade. Quant à nos bonnes soeurs, qu'elles se rassurent, je ne les oublie nullement, une cornette ad'hoc, la "SwimCornet ®", remplacera avantageusement le banal bonnet de bain puisqu'il demeure, lui, obligatoire pour les femmes.

 

   

Humeur ? Oui, mauvaise !

Une humeur de dogue !

Et elle mérite de figurer au sein de cette rubrique intitulée ... "Humeurs"

double-peine
Avec l'aimable autorisation de l'auteur

En effet, nous sommes, aujourd'hui, le 11 mai 2022 et mes fidèles lecteurs ne peuvent ignorer que je me suis fait agresser, comme bien d'autres d'ailleurs, dans le métro, un certain vendredi 17 juillet 2020, c'est à dire il y a bientôt deux ans. Les "petits délinquants", pour garder un terme élégant et politiquement correct, ayant été, eux, interceptés dans les deux heures suivantes et présentés à un Juge le dimanche 19 juillet.

Mais, si j'ai sauvé ma montre, mon téléphone, mes papiers et quelques autres petits objets personnels grâce à une défense qui m'a valu, le lendemain, les compliments de l'inspecteur enregistrant ma plainte, après avoir visionné la vidéo de cette agression, elle m'a néanmoins valu un court séjour aux urgences de l'hôpital Cochin, dans le rôle inhabituel du patient, pour y faire effectuer quelques "petits" points de suture.

Devant des douleurs de plus en plus intolérables de la région dorso-lombaire, une série de radios effectuée quelques jours plus tard a objectivé une fracture tassement d'environ 50% de la première vertèbre lombaire, autrement dit les douleurs étaient parfaitement justifiées et démentaient, ô combien, les propos lénifiants et hors sol de notre Garde des Sceaux selon lequel l'insécurité n'aurait été qu'une "sensation"...

... une sensation qui perdure encore aujourd'hui et dont l'intensité croissante, de mois en mois, vient de me contraindre à franchir un cap, celui de recourir aux antalgiques opioïdes à seule fin de pouvoir, encore un temps, soigner mes patients.

Pour l'anecdote et sourire un peu, ces deux charmants "bambins", bien qu'ayant été présentés à un Juge d'Instruction dans les 48 heures et être mis en examen ont, bien sûr, été relâchés dans l'attente de leur futur passage en Correctionnelle. Cette audience s'est tenue le 13 avril 2022 ( !! ) et ils y ont été condamnés... en leur absence pour la simple et banale raison que, faute d'adresses fixes, il s'est trouvé particulièrement difficile de les convoquer. C'est un peu ballot, non ?

Autrement dit, la machine Judiciaire a fonctionné, une Cour s'est réunie, une avocate commise d'office est venue défendre deux "absents", une peine a été prononcée mais, tout cela, inutilement, en pure perte, certes, mais aux frais de la Collectivité tandis que, dans cette comedia d'el arte, chacun a joué son rôle, et la morale est sauve.

Sauve ? Elle, oui car, en ce qui me concerne et en dépit d'une santé florissante, je me vois contraint de songer à revoir à la baisse une activité, quelque peu physique de kinésithérapeute, et peut-être même d'y renoncer, alors que je postulais à mourir comme Molière, en scène ! 

Pour ceux qui voudraient commenter cet article ou, éventuellement, d'autres, qu'ils sachent que j'ai remis en activité le lien "contact", au bas de chaque page, après avoir oeuvré pour éviter le flot de spam qui encombrait le serveur de courrier.

 

   

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