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CHAPITRE 30.

Posté par le dans DES GAULOIS A TON SMARTPHONE.
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Relevage de manches et mains dans le cambouis.

Comment reprendre notre souveraineté ? Le premier problème est celui qui va, par déclinaison, régler les autres, c’est la souveraineté nationale. On doit sortir de l’Europe, reprendre nos frontières, notre pouvoir législatif, judiciaire et exécutif.

Là, je te vois venir, je te sens dubitatif sur le comment de l’échappée salvatrice.

Tu sens l’arnaque entre les lignes, la facilité en guise de manip, le souhait impossible et le projet rencardé sur une voie de garage mais suffisamment bien enrobé pour te faire passer une voie sans issue pour l’autoroute A6 bien ensoleillée.

Bien joué, mon gars, c’est une réaction normale. Je t’explique.

Le TFUE, le traité de fonctionnement de l’Union européenne, prévoit qu’un État peut sortir, unilatéralement, en utilisant l’article 50. Le sésame, la clé des champs, la bouée de sauvetage, la sortie de secours. Et d’une façon unilatérale, donc pas besoin de l’accord du voisin si je veux changer de camping et planter ma tente ailleurs.

Sortir est donc prévu par l’Union européenne.

Ce que j’aimerais souligner, c’est que si l’article 50 a été pensé et créé, ce n’est pas débile d’en parler. C’est même sain.

Mais pour utiliser l’article 50, il faut que l’État en fasse la demande et c’est là que le noyau d’olive gâche la salade niçoise.

Ou l’État français fait un référendum sur la sortie de l’UE, mais on a autant de chance de l’avoir que l’Albanie soit vainqueur de la Coupe du monde de football. Ou nous avons une majorité de députés à l’Assemblée nationale qui impose cette demande, mais là, on risque de se momifier à force d’attendre. C’est loin d’être du gâteau et pourtant, on a la clé, le code, le login mais nos institutions nous proposent un chemin impossible pour valider cet article 50.

Faut-il espérer que l’un des États de l’Union soit éjecté pour insolvabilité, viré comme un vulgaire client de boîte de nuit éméché pour que cela crée un appel d’air ?

Imagine que la Grèce sorte. Mécaniquement elle entraîne le Portugal, puis l’Espagne, l’Italie, l’Irlande, autant dire qu’une Europe des vingt-sept moins cinq États, c’est la mort annoncée en direct live de ce conglomérat.

Tu comprends maintenant pourquoi les pontes de l’UE veulent sauver la Grèce ? Ce n’est pas la Grèce qu’ils veulent protéger, ni même les Grecs, c’est l’Union et l’euro. En maintenant en position de survie le pays de la fêta, on évite l’éclatement et on consolide des positions intenables.

Je te dis que je suis prêt pour le 20 heures à débattre avec Pujadas.

Ce qui me fait mal à la charpente, c’est que l’on soit dépendant des autres pour recouvrer notre souveraineté. On a plus de chance de sortir de l’UE par le désistement des États que par notre propre initiative. Même là, on n’a plus notre libre arbitre, un comble.

On sait déjà ce que l’on a à faire. Huiler, actionner et parler de cet article 50 à tous les repas et devant la machine à café. Week-ends compris.

Les grandes idées rentrent plus vite dans la conscience des gens pendant un barbecue entre amis que dans une file d’attente de la CAF.

Ensuite, après s’être récupéré la casa, avoir viré tous les drapeaux de l’UE sur les édifices publics, mis des douaniers aux frontières comme tout pays qui se respecte, c’est-à-dire 95 % de la planète, on recrée « le libre », le franc et on se réapproprie notre monnaie.

Un franc, c’est être libre sur le plan monétaire et donc politique. Ça, je sais que tu l’as compris depuis Philippe le Bel, mon lecteur souverain.

On pourra dévaluer et adapter nos politiques d’exportation en fonction du cours du franc. On va surtout battre monnaie pour que l’État n’emprunte plus avec intérêts sur les marchés privés et retrouver de facto, toute notre latitude politique sans avoir à demander la permission de sortir de table à madame Europe.

Depuis quand la France demande la permission d’exister ?

Reprendre notre monnaie et notre souveraineté c’est tout simplement appliquer ce que font naturellement 95 % des pays dans le monde.

Parce que si se fondre dans un grand tout et perdre sa monnaie pour une monnaie commune est l’alpha et l’oméga de la réussite étatique, peut-on m’expliquer le peu d’empressement des autres continents à adopter notre système ? Y’a personne aux files d’attente, les filles, personne. On se croirait dans le désert de Gobi en basse saison.

Jean-Luc Mordoh.

 

La semaine prochaine, le CHAPITRE 31/36

La réalité les yeux grands ouverts : l’immigration hors Europe.

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