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CHAPITRE 22.

Posté par le dans DES GAULOIS A TON SMARTPHONE.
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Années 1871-1940, la IIIe République, Jules Ferry et l’enseignement obligatoire.

La IIIe République apparaît. Il n’y a jamais eu de constitution pour cette république et le drapeau bleu, blanc, rouge sera l'étendard jusqu’en 1940.

La IIIe République, c’est la période de Jules Ferry. L’enseignement gratuit et laïque est obligatoire pour garçons et filles en 1882. Une obligation de cet ordre-là, c’est un grand pas en avant pour un pays. Imposer au peuple qu’il sache lire et écrire, c’est grandiose. Ça ne passe pas inaperçu.

En 1905, c’est aussi la loi de séparation des Églises et de l’État, avec Aristide Briand.

Mais, à cette époque-là, c’est également le temps de la colonisation. Cette colonisation a commis des crimes, mais elle n’a pas créé que de l’injustice puisqu'elle a, parallèlement, contribué au développement et à l’émancipation d’un certain nombre de peuples du monde.

Et oui, mon zouave, l’Algérie avant la France c’était quoi ? Une région de l’Empire ottoman. O.K. Et avant les inventeurs du kebab, c’était quoi ? Rien, mon lecteur. Du sable avec des tribus dessus. C’est la France, sans l’avoir anticipé, qui a accouché aux forceps, dans la douleur, de la nation algérienne.

On est d’accord que la colonisation ce n’est pas terrible terrible comme vision du monde. Mais dans le contexte de l’époque et avec un Jules Ferry qui voulait faire avaler du Flaubert au Wolof et du Montesquieu à l’Arabe du Maghreb, on peut raisonnablement avancer que ça partait d’un bon sentiment. Sentiments confirmés et motivés par l’attrait des richesses locales, aussi.

C’est plus facile et excitant d’apprendre l’histoire des Gaulois à des Africains perdus au fin fond du Bénin et d’en retirer, à défaut de motivation de leur part, des tonnes de matières premières. Ça compense leurs mauvaises notes.

Je souligne que Ferry, le Jules indomptable, un des emblèmes de la gauche d’avant et de maintenant, était un féru partisan de civiliser les races inférieures. Le gars était convaincu de son droit, au nom du bien, d’élever les Pygmées et autres Bédouins vers des cieux de progrès. Progrès français.

Les bons sentiments de certaines époques sont une abomination pour d’autres époques.

Il y a des grands exemples d’hommes de bonté, de culture et d’ouverture. Des gars qui prenaient en compte la richesse traditionnelle et culturelle du pays colonisé.

Charles de Foucault dans son héritage du Hoggar, le Maréchal Lyautey qui laisse une empreinte indélébile au Maroc, Paul Doumer qui s’offre en Cochinchine et tant d’autres hommes, célèbres ou anonymes, qui ont contribué à renforcer l’image de la France, densité culturelle, puissance militaire, économique et grande réalisatrice d’infrastructures routières, portuaires et administratives.

On ne va pas aborder la colonisation, mon lecteur plus qu’adoré, déjà parce que c’est long et surtout ce n’est pas le sujet de mon livre. Il va me dire quoi, mon éditeur, si je case deux livres en un sans le prévenir ? Je tiens à mon contrat.

Juste un conseil d’un sage de Shaolin rencontré à Pékin les Deux-Rillettes, un vieux qui m’a ouvert les yeux et l’esprit au cours d’une dégustation de canard laqué arrosé de saké local : "ne juge pas les années 1900 avec tes yeux des années 2000". Amen.

Ce que tu dois retenir, mon bouquineur : être français, c’est vouloir l’égalité et la liberté de tous les citoyens, de tout âge, de toute condition, de toute religion et de toute origine. C’est être généreux et ouvert sur les cultures et les peuples du monde entier.

Jean-Luc Mordoh.

 

La semaine prochaine, le CHAPITRE 23.

Années 1940-1946 - La période hors République, nouvelle trahison de nos dirigeants.

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